Le
MIT, spécialisé dans les NTIC, est un laboratoire qui a
été créé en 1985 par Nicholas
Negroponte et Jerome B. Wiesner.
Dédié
aux technologies de pointe et à leurs applications les plus innovantes,
le Medialab est réputé comme le « laboratoire le plus
déjanté du monde » mais aussi le plus élaboré.
Le
Massachussetts Institute of Technology est également connu pour
son « AI lab » ( Centre d'Intelligence Artificielle ) ses
nombreuses découvertes et Kerberos, l'ensemble de programme protégeant
son réseau local, et qui n'a toujours pas été piraté
en plus de dix ans de service.
Que
fait le MIT ?
La
mission du MIT est de faire progresser la connaissance et de former des
étudiants en Sciences et Technologies.
L'institut a pour but d'étudier, de préserver et d'améliorer
les connaissances que le monde a dans le domaine des nouvelles technologies
et de l'innovation.
Le MIT
offre à ses étudiants une éducation qui combine à
la fois étude scolaire rigoureuse et excitation de la découverte
avec l'appui et la stimulation intellectuelle d'une communauté
diverse de campus.
Ils cherchent à développer la capacité et la passion
de chacun à travailler sagement, créativement, et efficacement
pour la plus-value du humankind.
Les principaux
travaux du laboratoire concernent donc les objets intelligents qui seront
les accessoires du futur.
Il existe 2 grands axes de recherche au Medialeb : " Things that
thing " (les choses qui pensent) et " Digital life "
(la vie numérique) qui correspondent à la vision du
monde de Negroponte puisquils sappuient sur la distinction
quil a élaborée dans Being digital entre les "
bits " et les " atoms ".
Nicholas
Negroponte considère en effet que nous vivons dans un monde encombré
de boutons, de piles et de mots de passe et dont les éléments
sont globalement impuissants du fait quils ne communiquent pas entre
eux, il faut donc construire des technologies ; discrètes et capables
de fournir à tout moment linformation désirée
sans quon ait à sen préoccuper, cest pourquoi
lintention du Medialab est de mieux exploiter les objets usuels
de notre environnement (ex. : la chaussure ordinateur), de sorte que notre
corps se trouve environné dun " bodynet " qui est
un véritable réseau déchanges de données
entre nos vêtements ou autres accessoires etle monde extérieur
; pour y parvenir , le Medialab espère faire adopter un UBC, Universal
Body Code, qui portera lidentité de chacun.
Le
MIT à la source de l'informatique
C'est
au MIT que naît l'ordinateur et de la cybernétique.
Le MIT est un organisme pluridisciplinaire spécialisé dans
la recherche en mathématique, c'est là que sont élaborées
l'ensemble des
théories cybernétiques.
En 1919, un mathématicien du nom de Nobert Wiener (auteur
de " Cybernetics") enseigne déjà les maths au
MIT.
C'est de la rencontre entre science du vivant et mathématique,
physique et biologie que nait l'ordinateur.
L'idée c'est de considérer le cerveau comme un système.
On en arrive à la conclusion suivante : une machine peut être
dite intelligente quand pour contrôler une action à laquelle
on l'assigne, elle s'appuie sur ses performances passées. C'est
le principe de la boucle de rétroaction (ci-contre)
Egalement
à la base de l'informatique : le théorème de Gödel
(1906-1978)
Ce théorème explique qu'on ne peut pas produire un résultat
et s'abstraire de ce système pour démontrer ce résultat.
La démonstration ne peut se démontrer en tant qu'elle même
(principe d'incomplétude). Berque disait : " Gödel démontre les limites de
la raison : un système de proposition non contradictoire ne peut
pas en lui même prouver qu'il n'est pas contradictoire, pour prouver
qu'un système est juste il faut un point de vue extérieur
à ce système"
Le réel est en soi insaisissable.
C'est grâce
à la cybernétique que le MIT va imaginer puis développer
des prototypes de machines intelligentes.
Les idées
du MIT vont s'étendre du seul domaine de type militaire, à
des systèmes d'organisme vivant puis à une discipline plus
générale qui serait l'ensemble de l'étude des systèmes
quelque soit ces systèmes.
En
1961 une nouvelle discipline est créée au MIT : la dynamique
industrielle, Forester en est le Fondateur. Il s'agit d'appliquer aux
entreprises la théorie des systèmes issue de la cybernétique
et aux entreprises de simuler et de prévoir leur propre comportement.
"
La cybernétique libère l'homme du prestige inconditionnel
de l'idée de finalité. Alors que l'évocation d'une
fin supérieure et de l'ordre que réalise cette fin est considérée
comme terme dernier d'une requête de justification, parce que la
vie est confondue avec la cathartique. L'homme se libère de sa
situation d'être asservie par la finalité du tout en apprenant
à organiser un tout finalisé qu'il juge et apprécie.
La cybernétique libère l'homme de la fermeture contraignante
de l'organisation en le rendant capable de juger cette organisation au
lieu de la subir en la vénérant et en la respectant parce
qu'il n'est pas capable de la penser ou de la constituer"
Gilbert Simondon
La
Naissance d'Internet
Internet est né aux
états unis en 1969 sous le nom d'Arpanet
L'idée de l'Internet remonte à plus loin, c'est en 1957
après le succès du lancement par les soviétiques
des deux satellites sputnik1 et 2 que le département de la défense
américain décida de la création de l'ARPA (Advanced
Research Project Agency), qui sera chargé de rétablir et
de maintenir (ou plutôt de réhabiliter) la préeminence
de l'Amérique dans le domaine des sciences et technologies appliquées
à la défense. En 1962, J.C.R. Licklider
du MIT (Massachussett Institute of Technology) décrit dans
une série de mémos sa conception d'un "réseau
galactique" auquel chacun pourra accéder rapidement et facilement
à toutes les données disponibles depuis n'importe quel endroit
du monde, un concept visionnaire qu'il a conduit à la direction
du programme de recherche informatique de l'ARPA et a fait évoluer,
avec l'aide des universitaires, la théorie de commutation de paquets
utilisée dans le transfert de données à travers les
réseaux, théorie améliorée par G. Robert
en 1967 et est devenue l'architecture du réseau de l'ARPA :
ARPANET en 1969, qui lui même donna naissance à notre Internet
d'aujourd'hui
Dans les ordinateurs
qu'on développe aujourd'hui on tend vers un modèle d'organisation
qui se rapproche du cerveau. Ils accomplissent en même temps plusieurs
tâches. L'ordinateur peut être considéré comme
un ensemble de petites machines en réseau qui communiquent entre
elles, capable d'interagir entre elles sans l'intervention de l'homme.
Internet n'est donc
pas un lieu ou un grand serveur où tout le monde peut aller puiser
de l'information en empruntant les fameuses "autoroutes de l'information"
mais plutôt une toile mondiale reliant plusieurs serveurs d'entreprises
et de divers organismes qui communiquent grâce à un même
protocole de transfert de données. Joël de Rosnay a
développé le thème d'Internet, réseau des
réseaux dans son livre " l'homme symbiotique".
Quelques
autres dates importantes :
1984 : Les premiers serveurs de noms de domaines DNS (Domain Name Server)
qui permettent d'adresser un site à l'aide de son nom et celui
du serveur qui l'héberge sans en connaître la topologie,
ainsi lorsque vous indiquez le nom d'un site dans votre navigateur, le
serveur DNS se charge de convertir ce nom en adresse numérique
pour retrouver le site correspondant.
1990 : ARPANET cède définitivement la place à internet.
1991: l'introduction des liens hypertextes qui permettent le branchement
instantané depuis un document vers un autre ou vers un autre site
distant, ont beaucoup simplifié la navigation et ont popularisé
l'Internet.
1994 : l'apparition des premiers centres commerciaux sur le web.
Le
chercheur français Louis POUZIN était le premier
à mettre en pratique ce qui n'était que des théories
vers la fin des années soixantes, il a inventé le datagramme
et a mis au point avec son équipe le premier réseau français
"Cyclades" en 1973 et en 1975 un prototype fonctionnait en milieu
universitaire. Cyclades aurait pu être l'ARPANET français
voir européen, mais comme d'habitude les lenteurs administratives
et le manque de moyens ont eu raison du projet. Vinton Cerf
et Bob Kahn, pères d'internet n'a jamais caché qu'ils
se sont largement inspirés des recherches de Louis Pouzin sur le
Cyclades et de ses protocoles pour mettre au point internet et son protocole
TCP/IP.
Quels
exemples de prototype mise au point par le MIT
Un
ordinateur plus proche de nous
C'est en effet ce vers quoi tendent les chercheurs du MIT.
Un fait divers relate qu'un homme vivant dans l'Etat de Washington a bout
de nerfs a vidé son chargeur de revolver sur son ordinateur. De
cette expérience, les chercheurs du MIT conclurent que nous traitons
notre ordinateur comme s'il s'agissait d'un être humain. De cette
constatation ils décidèrent de créer des outils capables
d'appréhender nos différents états émotionnels
et capable d'adapte leur réponse en conséquence. Le groupe
de travail fondé par Rosalind Picard développe à
cet effet des prototypes à notre écoute.
Dans
cette optique IBM a développé une souris maligne
recouverte de multiples capteurs. Sensibles aux rayons infrarouges ces
capteurs peuvent déterminer notre rythme cardiaque en analysant
le bout de nos doigts. Une puce thermosensible détermine la température
de notre main et des capteurs de mouvement indique le type de mouvement
effectués (volontaire ou non). Grâce à ces différents
capteurs la souris est capable de déterminer si nous ressentons
de la colère, de la tristesse, de l'énervement...
Sur le même principe il existe aussi des manettes de jeux capable
de déterminer l'état émotionnel du joueur et d'adapter
le jeu en fonction de cet état.
Walter
Bender, chercheur à l'Institut de Technologie du Massachussetts,
étudie l'influence des couleurs sur notre comportement. Il s'est
rendu compte que plus un écran affichait de teintes, plus notre
attention se portait sur les zones grises. Il a constaté également
que certaines couleurs du spectre allant du jaune au bleu en passant par
le vert étaient plus stimulantes pour l'oeil mais aussi plus stressant.
C'est grâce à toutes ces observations que Walter Bender a
pu développer des interfaces colorées de façon intelligente
pour mieux communiquer.
Que
les machines puissent lire dans nos pensées est un fantasme vieux
comme Hérode, mais les chercheurs y travaillent et il n'est pas
impossible de voir cet exploit technologique se réaliser un jour...
En effet, la technique dite de magnéto-encéphalographie,
qui mesure les champs magnétiques autour du cerveau, et les méthodes
d'imagerie à résonance magnétique, qui cartographient
les échangent chimique qui se produisent au niveau du cerveau,
peuvent, dans des conditions idéales, définir notre état
mental en fonction de nos pensées. Ainsi la machine est en mesure
de distinguer certains comportements, notamment le plaisir, l'activité
musculaire... grâce à la stimulation de certaine zone du
cerveau.
La voix
permet aussi à la machine de capter nos états émotionnels.
On sait d'expérience que la colère correspond à des
pics d'intensité et à un débit de parole élevé.
Les
traits du visage ou encore nos gestes expriment notre pensée et
trahissent nos émotions.
Des caméras placées au dessus de l'écran permettent
d'analyser nos moindre faits et gestes, grâce à des modèles
stéréotypé prédéfinit représentant
les différents états émotionnels. Des capteurs permettent
aussi de définir la vitesse de déplacement d'une main ou
d'un bras.
Le défi,
désormais est de trouver les senseurs les plus pertinents pour
modéliser toute la palette des émotions.
Rendre
la communication homme-machine plus naturelle Si
l'ordinateur appréhende de plus en plus les émotions humaines,
le web lui aussi s'humanise.
En effet, pas facile à l'heure actuelle, de faire passer des émotions
sur le web.
Les "smiley" réalisé avec des simples signes de
ponctuation ;-) utilisés pour symboliser un sourire ou tout autre
sentiment restent un peu limité. Seul la vue et l'Ouie sont stimulés
par l'utilisateur du Web.
Des chercheurs travaille donc à rendre Internet ouvert à
tous nos sens (la vue, l'ouie, mais aussi le toucher, le goût et
l'odorat).
Sentir
les formes, les textures et les aspérités d'un objet virtuel
c'est désormais possible. En effet les laboratoires de l'Université
Carnegie-Mellon
à Pittsburgh ont mis au point une sorte de grand bol pourvu en
son centre d'une manette de simulateur de vol : le "Haptic device".
A l'intérieur de ce bol sont disposés 6 aimants contrôlés
par un courant électrique. La force des aimants permet de simuler
les aspérités et la forme de l'objet.
L'odorat
sera aussi un élément qui se développera avec les
ordinateurs de demain. La société américaine Digiscent
a déjà mis au point un périphérique qui diffuse
des odeurs. Ce dispositif permet d'associer une odeur à une page
Internet.
A la base, l'odeur est un simple fichier numérique. Une fois transmis
au diffuseur, elle est fabriquée grâce à une palette
de 128 composés chimique, allant de l'eau de rose au caoutchouc
brûlé.
Dans l'idée d'aller toujours plus loin, la start up américaine
Trisenx compte développer une technologie qui permette d'imprimer
des pages internet odorantes mais aussi comestible !
Se
projeter dans l'ordinateur fait aussi partie de cette humanisation du
web. Justine Cassel, chercheur à l'Institut de technologie du
Massachussetts ( MIT ), propose un système graphique permettant
aux internautes de participer à un forum de discussion sous la
forme d'un avatar, c'est à dire un personnage en image de synthèse.
Ce principe
d'avatar a été mis en place dans le but de signifier toutes
les émotions humaines à nos interlocuteurs, une solution
efficace pour éviter les malentendus et les discussions formelles
des forums.
Pour rendre ce principe
de "chat" encore plus réaliste, Robert Kraut,
spécialiste des relations homme-machine à l'Université
Carnegie-Mellon de Pittsburgh a développé un système
d'ambiance.
Un "agent intelligent" espionne les sujets de conversations
qui se tiennent dans d'autres forums et vous les signale en affichant
régulièrement une petite fenêtre avec les thèmes
abordés. Par ce principe d'ambiance où le web entendu pour
vous ce qui se dit autour, vous pouvez à tout moment changer de
groupe comme vous pourriez le faire dans n'importe quel lieu réel.
L'
une des particularités d'Internet c'est de "ficher" au
moyen de cookies les internautes dans le but de connaître leur goûts
et de leur proposer des services adaptés.
Des chercheurs de l'Université de l'Illinois travaillent sur un
principe similaire mais davantage basé sur le relationnel.
Ils ont
mis au point un "agent intelligent" qui, lorsqu'on consulte
des pages Internet, est capable d'identifier
le thème de notre recherche et nous propose d'une part d'autres
pages susceptible de nous intéresser et d'autre part des e-mails
de personnes consultant les mêmes pages que nous au même moment.
Le but de ce procédé est de créer un réseau
d'entraide entre des personnes ayant en partie ou totalement les mêmes
centres d'intérêts.
Sur le même principe le logiciel Watson mis au point par Jay Budzik,
crée à partir de n'importe quels textes des liens hypertextes
sur les mots ou thèmes les plus récurrents dans le document
et les associes instantanément aux pages web les plus pertinentes.
A
la pointe de la technologie...
Une
communication accrûe
Plus perfectionnée et plus discrète la technologie informatique
s'insère partout.
De la bouteille de lait qui donne la météo au courrier électronique
parfumé, les avancées techniques sont considérables
et viennent faciliter notre communication.
Internet
prend de plus en plus d'importance dans notre vie quotidienne.
D'abord exclusivement réservé aux utilisateurs d'ordinateur,
l'utilisation d'Internet s'étend à la téléphonie
mobile, aux équipements de voitures...
Thad
Starner, chercheur en informatique à l'Institut de technologie
de Géorgie à mis au point en 1993 le wearable computing
c'est à dire l'informatique qui se porte. Il s'agit d'une paire
de lunettes développée par MicroOptical équipées
d'un écran miniature qui lui permet d'accéder à Internet
sans que l'on s'en rendre compte.
Doté de 16 couleurs et d'une fréquence de 60 Hz, il offre
une résolution de 320X240 points.
L'objectif est de rendre la technologie accessible à tous, de façon
permanente et l'intégrer au mieux à l'homme (la rendre "invisible").
Autre
projet mené par Hélène Brashear dans la continuité
du travail de Starner : un traducteur de la langue des signes.
Ce système conçut pour améliorer la communication
des muets avec le monde extérieur est une sorte de casque que l'on
place sur la tête et qui repère les mouvements de mains de
l'utilisateur. Ceux-ci sont interprétés par l'ordinateur,
lequel affiche à l'écran leurs significations. Ce système
comporte encore quelques failles, notamment les conditions d'éclairage
qui induisent de forte probabilité d'erreur sur la reconnaissance
des signes par les capteurs de l'ordinateur.
Une autre version est en préparation, cette fois-ci les signes
seront directement traduits par une voix synthétique.
Cameron
Riviere, chercheur en robotique médicale à l'Université
Carnegie-Mellon, a mis au point un bistouri révolutionnaire.
Celui-ci détecte les mouvements du chirurgien, il peut distinguer
les gestes volontaires et corriger les écarts involontaires afin
d'offrir une précision irréprochable. Muni d'accéléromètres
et de senseurs qui mesurent les angles de variation, ce bistouri devrait
être utilisé dans les hôpitaux prochainement.
Autre
invention du MIT, une tasse à café intelligente. Mise au
point par Jospeh Kaye, cette tasse à café est dotée
d'une puce électronique qui transmet à l'appareil à
café le nom de la boisson préférée de l'utilisateur.
La machine diffuse sur son écran des informations susceptibles
d'intéresser l'utilisateur, comme par exemple son emploi du temps,
et diffuse une musique appréciée par l'utilisateur. Seul
inconvénient de cette invention : la cacophonie aux heures de pointe
!
Steve
Mann, chercheur à l'Université de Toronto au Canada,
porte sur la tête une caméra qui filme en permanence ce qu'il
voit.
A tout moment sa famille ou ses amis peuvent, en se connectant sur sa
page Internet, voir en temps réel ce qu'il a devant les yeux. Steve
Mann travaille sur cette invention depuis le début des années
80 et améliore sans cesse son invention jusqu'à la rendre
pratiquement "invisible".
Quand
l'ordinateur devient invisible....
Lors du Comdex 2001, principal salon informatique américain qui
se tient à Los Angeles, a été présenté
le "Senseboard Virtual Keybord" (VK). Ce clavier virtuel
est constitué de deux gros bracelets qui s'enfilent sur chaque
main et reconnaissent les mouvements de la paume et des doigts grâce
à des détecteurs de mouvement. En tapant sur une surface
plane, l'utilisateur transmet via ondes radio les données correspondantes,
à l'emplacement des touches d'un clavier imaginaire. D'autres mouvements
font office de souris et permettent de naviguer dans le système.
Dans un souci de communication, Kevin Warwick, chercheur en informatique
de Reading en Angleterre, s'est fait greffer une puce sous la peau. Cette
puce, reliée à son système nerveux, communique à
son ordinateur des données en fonction de son influx nerveux. Il
espère que plus tard cette puce lui permettra de communiquer directement
avec sa femme.
Les
"smart tags", ces puces qui rendront les objets intelligents
Les objets deviennent "intelligents". Ils communiquent entre
eux créant ainsi des environnements interactifs.
Cette révolution technologique a un impact déterminant sur
de nombreux secteurs de notre vie quotidienne.
Elle repose sur l'identification de chaque objet, l'interrogation à
distance de cette identité et la connexion sans fil de ces étiquettes
intelligentes à Internet pour accéder à des bases
de données.
L'acheteur
d'une grande surface n'aura plus à faire la queue pour attendre
que les produits de son caddie soient analysés un par un par un
lecteur de code barre : toutes les étiquettes intelligentes seront
lues en vrac et même à travers les paquets à une distance
comprise entre 1m50 et 5 m. Plus
besoin de tout décharger.
Aujourd'hui 5 milliards
de code barres sont scannés chaque jour dans 140 pays, faisant
de cette technique le plus important outil de commerce électronique
au monde, devançant largement les sites Web de e-commerce. Mais
cette suprématie touche sans doute à sa fin avec l'arrivée
des RFID's, les "radio frequency identification systems" ou
"smart tags". Il
s'agit de puces électroniques minuscules (de l'ordre de quelques
millimètres ) jouant le rôle de transpondeurs et pouvant
être placées dans les objets les plus divers. Dotés
d'une mémoire de 96 bits, ils permettent l'identification, la description
de l'objet et l'obtention d'autres informations détaillées
par connexion à des bases de données sur Internet.
Des
puces implantables existent déjà, notamment pour identifier
les animaux d'élevage ou de laboratoire, voire des animaux de compagnie,
mais leur coût (autour de 1$) reste encore trop élevé.
Grâce
à une technique d'auto assemblage en lit fluidifié (FSA
: Fluidic Self Assembly), Alien Technology produira 1 million de tags
par mois dès juin 2003 et 5 milliards par an en 2005 à des
coûts moindre.
Bientôt, grâce
aux "smart tags" on pourra repérer en une seconde un
livre précis parmi les milliers de documents de sa bibliothèque
personnelle. Mais on ne pourra plus sortir de son armoire à pharmacie
deux médicaments incompatibles sans déclencher une alarme,
ni laver dans la même machine deux vêtements susceptibles
de déteindre l'un sur l'autre...
Ces
applications illustrent les aspects positifs de l'usage des RFID's, mais
il faudra demeurer vigilants sur les dérives possibles de cette
technologie, surtout dans le cadre des atteintes à la vie privée.
Des robots qui
surpassent l'homme Résistant
aux faibles comme aux fortes températures, équipés
de caméras infrarouges, de sonar ou tout simplement miniature pour
se fofiller dans des lieux les plus détériorés qui
soient les robots surpassent largement les capacités humaines même
si pour l'instant ils sont soumis à l'intervention de l'homme pour
les diriger et les réparer. Les robots interviennent donc là
où l'homme ne peut pas ou ne veux pas intervenir.
Le problème
majeur de ces engins du futur reste la dépense d'énergie.
En effet la plupart de ces robots ont une autonomie très limité
de quelques minutes voir quelques heures. C'est pourquoi certains robots
comme le " ice Breaker" chargé de trouver de l'eau sur
la lune, fonctionnera à l'énergie solaire. Avec un panneau
vertical, il captera en permanence les rayons du soleil. Il suffira de
rester autour du pôle, là où la lumière est
rassante, pour ne jamais s'arrêter.
"
L'homme n'est pas le système le plus performant existant sur cette
planète. Penser qu'il y a qu'à nous copier pour inventer
le robot idéal est une idée fausse. On peut faire mieux
que l'homme. En tout cas, il ne faut pas s'interdire de le penser"
Takeo kanade, directeur de l'Institut de Robotique de l'Université
Carnegie-Mellon à Pittsburg.
Le
MIT s'implante dans le monde
LUniversité
américaine Massachusetts Institute of Technology (MIT) a lancé
le projet douvrir un laboratoire à Dublin. Le MediaLabEurope,
plate-forme européenne du MIT Media Laboratory, est destiné
à être une institution de recherche et denseignement
indépendante dont le but sera de former des étudiants en
troisième cycle (doctorat ou master) dans un environnement favorable
à la créativité.
En effet, le 3 décembre 1999, le Premier Ministre irlandais annonçait
la création dun nouvel institut de recherche et développement
en partenariat avec le Massachusetts Institute of Technology (MIT). Ce
nouveau laboratoire, MediaLab Europe (MLE), devrait devenir le cur
dun village multimédia qui sinstallerait
à Dublin.
La construction de ce nouveau campus devrait coûter plus de 165
millions d'euros sur une période de dix ans. Le gouvernement Irlandais
à d'ors et déjà annoncé qu'il participerait
à la hauteur de 35,5 millions deuros. Le premier bâtiment
a ouvert ses portes le 24 juillet 2000.
Le
Medialab Europe couvre les mêmes champs de recherches (werable computer,
pervasive computer...). Ces laboratoires ont des structures financières
indépendantes, en effet, le site de Dublin est financé à
90 % par des fonds privés. Il réunira des chercheurs recrutés
en Europe principalement, mais des passerelles de recherches ont également
été jetées (avec difficulté) entre les enseignants-chercheurs
et/ou les étudiants des universités irlandaises. Le laboratoire
espère rapidement atteindre un effectif de 250 chercheurs.
La création
dun nouveau centre de recherche et détude pose la question
de son intégration parmi les institutions existantes. Lors de lannonce
de la création du MLE ( MediaLab Europe), le Premier Ministre a
souligné que le gouvernement souhaitait que ce laboratoire développe
des liens étroits avec les universités irlandaises. Pour
encourager ces rapprochements, il sera consacré 1,3 millions deuros
aux projets menés en collaboration.
La nouvelle de la
création de ce nouveau centre a reçu un accueil mitigé
des universités irlandaises, certaines craignant une fuite des
cerveaux nationaux (professeurs et étudiants) et des capitaux vers
les États-Unis. Ainsi le Président de lUniversité
de Cork (qui est également le fondateur du National Microelectronics
Research Centre) émettait des doutes quant à la réelle
possibilité dun transfert de connaissance des Etats-Unis
vers lIrlande et soutenait quil aurait été plus
opportun de créer une institution similaire à partir des
seules compétences irlandaises. http://www.mle.ie
Autre
grand centre de recherche et développement : le MediaLabAsie
( en Inde )
Ce laboratoire
est le plus grand programme de recherche scolaire du monde consacré
aux nouvelles technologies et aux avantages qu'apportent ces nouvelles
Technologies. Ce laboratoire s'est développé autour de trois
grands thème : l'étude, la santé et le développement
économique.
Le rôle
du Media Lab d'Asie est de faciliter l'invention, l'amélioration,
et la diffusion des innovations à un maximum de personnes possible.
La clé du succès pour ce laboratoire est de combiner la
créativité des entrepreneurs avec le savoir-faire technique
des universités. http://www.medialabasia.org/
Massachussett
Institute of Technology
77 Massachusetts Avenue, Cambridge, MA 02139-4307
TEL 617.253.1000 TTY 617.258.9344 http://web.mit.edu/