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Ronald
DeFeo
Amityville : la maison du diable ?

Ronald
Joseph DeFeo
Ronald Joseph DeFeo, surnommé "Butch", est né
le 26 septembre 1951 à Brooklyn (new york). En 1964, la famille
déménage à Long Island. Son
père Ronald senior, ouvrier du textile, trouve un emploi comme
chef de service dans une affaire de vente d’automobiles à
Brooklyn. Agé de 13 ans, Ronald Jr DeFeo est alors l’aîné
de 5 enfants.
Avec
un revenu nettement supérieur, les DeFeo décident d’acheter
une grande maison sur la baie d’Amityville (112 Océan Avenue),
qu’ils surnomment "High Hopes" (de Grandes espérances).
A 16
ans, Ronald DeFeo quitte la Memorial High School d’Amityville, ses
résultats y sont médiocres. Ronald DeFeo accumule les petits
jobs d’où il était presque systématiquement
congédié pour absentéisme et finit par attérir
dans l’affaire familiale en tant que mécanicien.
En dépit d’un train de vie aisé, Ronald DeFeo était
un garçon maussade, l’argent que son père lui donnait,
le fit plonger dans l’univers de la drogue, de l’alcool et
des filles. Il lui arrivait même de dérober les salaires
du personnel en faisant croire à un cambriolage dans l’affaire
familiale.
En 1973,
alors âgé de 22 ans, Ronald DeFeo assista à une querelle
entre ses parents. Ronald DeFeo braqua son père avec un revolver
et pressa la détente mais l’arme s’enraya et le pire
fut évité. A la suite de cet événement Ronald
Senior devient grand fervent catholique pratiquant.
Bien
qu’extrêmement gâté par ses parents, Ronald DeFeo
estimait ne rien avoir. Sa famille lui inspirait du dégoût,
et à l’automne 1974, il laissa éclater sa haine…
Le Drame
Mercredi 13 novembre 1974 à 18h35, la police du comté de
Suffolk reçoit un appel inquiétant de Joe Yeswit, celui-ci
leur explique que Ronald DeFeo est entré dans son bar affolé
en disant que toute sa famille avait été tuée…
Arrivé
sur les lieux en premier, l’agent Kenneth Greguski trouve Ronald
DeFeo au bout de l’allée qui lui dit d’une voix sanglotante
: « ma mère et mon père sont morts ».
L’officier se précipite alors dans la maison, monte jusqu’à
la chambre des parents : sur le lit gisaient les corps ensanglantés
de Ronald Senior (43 ans) et de Louise DeFeo (42 ans).
Il trouva ensuite le corps des deux frères Mark (12 ans) et John
(7 ans) et des deux sœurs Dawn (18 ans) et Allison (13 ans) étendus
sur leur lit respectif, tués par balle.
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Chambre
de
Ronald et Louise DeFeo |
Chambre
de John et Mark DeFeo |
Chambre
d'Allison DeFeo |
Chambre
de Dawn DeFeo |
Le seul
rescapé de cette tuerie fut Ronald DeFeo Jr, et l’inspecteur
était loin de se douter à ce moment là de sa culpabilité.
L'enquête
criminelle
L’interrogatoire
fut mené par l’inspecteur Gaspar Randazzo.
Ronald DeFeo lui expliqua que sa famille avait des liens avec la pègre
et qu’un homme du nom de Louis Falini en voulait à sa famille
et était probablement l’auteur de ces crimes.
Ronald DeFeo rédigea une déposition manuscrite de 8 pages
précisant tout ses faits et geste des dernières 48 heures.
Ronald DeFeo avait passé l’après midi du drame dans
un bar avec ses amis à boire et à prendre de l’héroïne,
il se plaignait que personne chez lui ne réponde au téléphone
et de ne pouvoir rentrer parce qu’il n’avait pas les clefs.
Le
premier rapport balistique arriva : les six victimes furent tuées
au moyen d’un fusil Marlin de calibre 35.
A 2h30 du matin, un policier découvrit par hasard deux boites en
carton avec une étiquette montrant qu’elles avaient contenu
un Marlin calibre 22 et un Marlin calibre 35.
Bobby Kelske, ami de Ronald DeFeo, confessa à la police que Ronald
était passionné par les armes et qu’il avait voulu
acheter quelques semaines auparavant un silencieux.
Le jeudi
14 novembre à 9 heures, les inspecteurs Gozaloff et Napolitano
allèrent voir Ronald DeFeo qui dormait dans les locaux de la police.
Ronald leur demanda s’ils avaient retrouvés Falini, mais
les inspecteurs répondirent « pour te dire la vérité,
je crois que celui que nous cherchons, c’est toi ! ».
Ronald DeFeo avança toute sorte de scénarios mettant en
cause Louis Falini, selon lesquels, il l’aurait forcé à
assister à la scène, puis obligé à tuer son
père et son frère.
L’inspecteur
Rafferty lui demanda encore une fois « dis moi ce qu’il s’est
passé »
Ronald DeFeo murmura « Tout a commencé si vite… Après
je ne pouvais plus m’arrêter. Ca allait trop vite ».
Ronald DeFeo déclara s’être réveillé
prés de la télévision, avoir regagné sa chambre
et chargé son fusil. Il a d’abord abattu son père
et mère puis Allison qui se trouvait entre les deux lits dans la
chambre d e
ses frères, puis Mark et John et enfin Dawn qu’il avait raccompagné
jusqu’à sa chambre en lui disant que tout allait bien.
Ronald DeFeo expliqua qu’il avait ensuite fait le tour de la maison
pour ramasser les douilles puis était retourné dans sa chambre
pour se changer et emballer l’arme dans des taies d’oreiller.
Ronald DeFeo au volant de sa buick était ensuite parti se débarrasser
des indices dans un égout au coin de la 96ème Rue Est à
Brooklyn, et s’est rendu dans un snack-bar prendre un petit déjeuner
en attendant l’ouverture de l’entreprise familiale Brigante-Karl.
Le
jugement
Un an s’écoula avant que l’affaire fût jugée.
Ronald DeFeo, conscient de ce qu’il encourait, tenta de simuler
la démence.
Il manifestait un comportement agité, détruisait son courrier,
mis le feu à sa cellule et menaça de se suicider.
En octobre 1975, lorsque le procès s’ouvrit, le Dr Daniel
Schwartz, psychiatre cité par la défense, affirma que Ronald
DeFeo était malade mentalement, et qu’il était en
proie à des délires paranoïaques le soir de la tuerie.
Quand son avocat, Bill Weber, lui montra une photographie de sa mère
Louise, Ronald DeFeo affirma ne pas connaître cette personne.
Jerry Sullivan, qui représentait l’accusation, décrivit
la nuit du drame. Le policier Kenneth Greguski, décrivit, avec
des yeux larmoyants, la scène d’horreur à laquelle
il avait assisté en arrivant dans la maison.
Bill
Weber poursuivit et montra à Ronald DeFeo une photographie de son
père et lui demanda « Avez-vous tué votre père
?». Ronald répondit : « Mais je les ai tous tués.
Oui monsieur, je les ai tous tués, en état de légitime
défense ».
Bill poursuivit : « Quelqu’un vous a-t-il aidé ? »,
Ronald repris « non, monsieur ».
Ronald
DeFeo laissa entendre à la cour une autre version de l’histoire,
il déclara que c’était sa sœur Dawn qui avait
décidé de tuer tout le monde. Elle l’avait réveillé
pour lui mettre le fusil dans les mains. Ronald serait allé dans
la chambre de ses parents pour les abattre puis serait reparti dans sa
chambre d’où il aurait entendu d’autre coups de feu.
Ronald, a ensuite pris le fusil des mains de Dawn et l’aurait tuée.
Il conclut l’invraisemblable histoire en disant que Dawn avait un
complice.
Jerry
Sullivan, poursuivit son contre interrogatoire en demandant à Ronald
: « pourquoi avez-vous dit ce jour là aux personnes qui étaient
avec vous que vous aviez appelé chez vous et ne compreniez pas
pourquoi on ne vous répondait pas ? »
Ronald DeFeo, très agité, répondit « Je n’étais
même pas sûr qu’ils soient tous morts ! Je n’étais
même pas sûr de les avoir tués ! Je ne suis même
pas sûr qu’ils soient morts à présent. L’un
d’eux pourrait très bien rentrer dans cette salle d’un
moment à l’autre, et alors on verrait bien qui rirait le
dernier ! »
Ronald
DeFeo fut condamné
à 6 peines consécutives de 25 ans d'emprisonnement, à
la prison spéciale de Danemorra USA.
La maison familiale fut mise en vente rapidement après l'incarcération
de Ronald DeFeo, la légende d'Amityville est née...
La
Légende
En
raison du drame qui venait de s'y dérouler, la maison fut vendue
pour presque rien (80 000 dollars) à un jeune couple : Kathleen
et George Lee Lutz. Ils y emménagèrent le 18 décembre
1975 avec leur 3 enfants.
Les
Lutz font venir un prêtre pour bénir la maison.
Très vite des choses surnaturelles se manifestent à eux
: ils sentent une présence, le climat devient tendu entre eux,
les cauchemars se multiplient et la peur les gagne. George
Lutz affirmait se réveiller systématiquement à 3h15
du matin, heure à laquelle ont été perpétré
les meurtres. Au bout de 28 jours, ils quittent la maison.
Très
vite, la rumeur selon laquelle la maison serait démoniaque circule.
La presse régionale relate les événements et les
Lutz décident de s'associer avec l'écrivain Jay Anson, pour
raconter leur cauchemar dans un livre "The
Amityville Horror " en
1977
qui devint un best-seller.
En 1979,
Stuart Rosenberg s'inspira de cette histoire et réalise le film
"Amityville, la maison du diable".
La maison est entièrement reproduite à l'identique pour
le tournage, mais l'histoire ne reste pas complétement fidèle
à la réalité.
Il n'y a, par
exemple, jamais eut de sang qui coulait des murs.
Les parapsychologues
soulignèrent l'incohérence et pensent que cette histoire
n'est qu'un canular des Lutz pour gagner de l'argent.
Difficile d'affirmer quoique ce soit, mais il en reste pas moins que la
maison "High hope" d'Amityville est certainement la maison la
plus connue au monde.
Dernières actualités
En septembre
2005, Ronald DeFeo lance une procédure en appel contre l'écrivain
Ric Osuna qui a publié sans son consentement "The Night The
DeFeos died" en 2002. Ronald DeFeo estime qu'il peut, au mimimum,
exiger que l'histoire soit fidèlement racontée.
Dossier
artezia ©
M.M.
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