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La
maladie d'Alzheimer
La
maladie d'Alzheimer est bien plus qu'une simple perte de mémoire...
mais qu'est-ce que c'est exactement ?
Alzheimer
?
La
maladie dAlzheimer est une démence, au sens médical
du terme, cest-à-dire une altération sévère
de plusieurs fonctions cognitives, comme la pensée et lintelligence.
La maladie d'Alzheimer, cause principale de la démence,
est un ensemble de symptômes qui comprend la perte de mémoire,
la diminution des facultés de jugement et de raisonnement, et les
changements d'humeur et de comportement.
La maladie d'Alzheimer est une maladie progressive et dégénérative.
La maladie d'Alzheimer
n'est pas un processus normal de vieillissement.
On ignore encore la cause de cette maladie pour laquelle il n'existe actuellement
aucune guérison.
Plusieurs changements se produisent dans le cerveau des personnes atteintes
de la maladie d'Alzheimer :
Les cellules du cerveau rétrécissent ou sont détruites,
et sont remplacées par des taches de forme irrégulière
qu'on appelle des plaques, on retrouve la présence d'écheveaux
dans les cellules du cerveau; ces écheveaux peuvent étouffer
les cellules saines du cerveau
La maladie d'Alzheimer
peut affecter tous les aspects de la vie d'une personne : ses pensées,
ses émotions et ses comportements. Chaque personne est touchée
de façon différente.
Selon les chercheurs,
la maladie dAlzheimer existe sous deux formes : la forme sporadique
qui peut être ou ne pas être héréditaire et
la forme familiale (caractère autosomique dominant) transmise
inéluctablement dune génération à lautre.
Historique
C'est
en 1901 qu'Aloïs Alzheimer observe une patiente atteinte de troubles
mentaux ne pouvant pas être expliqués par la médecine
de l'époque.
Le nom
d'Alzheimer est lié à la maladie particulière
du cortex cérébral dont le neuropsychiatre allemand
Aloïs Alzheimer décrit pour la première fois les
symptômes et le processus d'une telle maladie le 4 novembre 1906,
lors de la 37ème Conférence des psychiatres allemands à
Tübingen.
Cette
femme, âgée de 51 ans présente un délire de
jalousie, suivi d'une désintégration des fonctions intellectuelles.
L'examen au microscope du cerveau de la patiente révèle
la présence de lésions analogues à celles de la séniles
et de dégénérescences neurofibrillaires au niveau
du cortex cérébral.
Comme
on le constate, une personne atteinte de la maladie d'Alzheimer a une
moins grande quantité de cellules du cerveau (à droite)
qu'une personne qui n'a pas la maladie (à gauche). Le rétrécissement
des cellules se poursuit avec l'évolution de la maladie et affecte
le fonctionnement du cerveau.
Le concept
de démence sénile avait été décrit
bien avant ce siècle par Jean-Etienne Esquirol et Karl Wernicke.
Plusieurs auteurs avaient déjà observé des plaques
séniles, notamment Fischer qui les avait vues dans 12 cas d'une
démence du sujet âgé, qu'il avait nommée "presbyophrénie",
publiant ses observations en 1907. On commence alors à parler de
"maladie de Fischer".
Mais
en 1911, des élèves de Kraepelin montrent que les dégénérescences
neurofibrillaires sont aussi présentes dans les cas de maladie
de Fischer.
L'appellation
"maladie d'Alzheimer" n'est employée qu'en
1912 par l'allemand Emil Kraepelin dans son traité de
psychiatrie. Kraepelin décrit la "maladie d'Alzheimer"
comme étant une démence du sujet jeune, rare et dégénérative,
laissant au terme de "démence sénile", les démences
vasculaires du sujet âgé.
Alzheimer
ne se doutait probablement pas que son nom allait ainsi passer à
la postérité.
En
1927 P. Divry
démontre que le Rouge Congo peut colorer les plaques cérébrales
de la maladie d'Alzheimer comme certaines substances amylacées.
On leur donne alors le nom de plaques amyloïdes.
En
1963 Kidd parvient à mettre en évidence la dégénérescence
neurofibrillaire, qui est caractérisée par des filaments
disposés en paires hélicoïdales : les PHF (Paires
Hélicoïdales de Filaments )
Il faut attendre la
fin du XXe siècle pour que les connaissances relatives à
la maladie d'Alzheimer s'affinent.
En 1984, Georges Glenner identifie le peptide amyloïde
Ab, principal constituant des protéines amyloïdes.
Cinq ans plus tard, on doit à Stéphane Flament et
ses collègues la preuve que les protéines Tau pathologiques
sont des marqueurs de la dégénérescence neurofibrillaire.
La maladie d'Alzheimer est désormais considérée comme
une démence dégénérative touchant plus particulièrement
les personnes âgées. Aux Etats-Unis, elle a le statut d'une
maladie publique alors qu'en France, son manque de reconnaissance la classe
encore dans la catégorie des maladies nouvelles.
Symptômes
et évolution
La maladie d'Alzheimer est la forme la plus courante de démence.
Elle touche 350 000 personnes en France et 110 000 nouveaux cas apparaissent
chaque année dont deux tiers chez les sujets de plus 80 ans. Pourtant
cette maladie qui se déclare le plus souvent tardivement dans la
vie n'est pas due à l'âge, ce dernier n'étant qu'un
facteur de risque parmi d'autres. Des formes précoces, débutant
avant 65 ans, existent, bien que plus rares, et évoluent en général
plus rapidement.
La
maladie d'Alzheimer est le résultat de la dégénérescence
de neurones qui interviennent dans la mémoire et les fonctions
intellectuelles. Incurable, elle progresse le plus souvent vers la démence,
c'est-à-dire une déchéance physique et mentale associée
à une perte de l'autonomie. Le diagnostic de démence est
difficile, notamment aux stades précoces, car il nexiste
pas de marqueurs permettant un diagnostic certain. Pourtant ce dernier
doit être précoce car lidentification de la maladie
permet la mise en place dune prise en charge médico-psycho-sociale
adaptée : soutien des patients et de leur famille, projets de soins
Les premiers signes dalerte se manifestent sous forme d'oubli
des faits récents dont la fréquence et l'importance dans
la vie quotidienne finissent par alerter la famille. Mais ces changements
ne surviennent pas soudainement, ils s'installent au contraire de façon
insidieuse. Au fur et à mesure que la maladie progresse, la personne
éprouve des difficultés à effectuer les activités
de la vie quotidienne comme se vêtir ou cuisiner. Elle finit
par ne plus reconnaître sa famille et ses amis.
Même la décision la plus simple devient une tâche impossible
à accomplir.
Lhumeur
peut varier rapidement et devient de plus en plus difficile à prévoir.
Malgré les difficultés qui augmentent et le passé
qui soublie, la personne continue de réagir aux émotions
et au toucher.
"Tauistes"
contre "myéloïstes"
Les causes de cette maladie sont encore très mal connues. Elle
est la conséquence d'une part, d'une atrophie cérébrale
avec perte neuronale diffuse, prédominant dans les régions
associatives du cortex, et d'autre part de la dégénérescence
neurofibrillaire et de l'apparition de plaques séniles ou amyloïdes.
Elles débutent
dans les régions hippocampiques et entorhinales (responsable de
la mémoire) avant de s'étendre aux cortex associatifs temporo-pariétaux
et frontaux.
Une controverse oppose
les scientifiques au sujet des deux protéines responsables de la
maladie d'Alzheimer Aß et Tau. Certains estiment que les dépôts
amyloïdes sont à l'origine de la maladie tandis que d'autres
soutiennent qu'ils ne sont que des marqueurs précoces de la maladie.
En effet, l'accumulation du peptide Aß est observée bien
avant l'apparition de la démence. Mais pour les défenseurs
de cette hypothèse, puisqu'il s'agit d'un événement
précoce, il n'est pas anormal de retrouver cette protéine.
Les études génétiques ont conduit à distinguer
des formes héréditaires rares (moins de 9 %) et des formes
où l'on met en évidence un facteur de susceptibilité
à transmission génétique. Les formes familiales et
héréditaires, généralement d'apparition précoce
(avant 65 ans) se transmettent de manière autosomique dominante.
Les
deux formes de la maladie
La forme sporadique
de la maladie dAlzheimer
Il sagit de la forme la plus courante de la maladie dAlzheimer.
Elle représente entre 90 et 95 % des cas de maladie dAlzheimer.
Les personnes
qui en sont atteintes peuvent avoir ou non une histoire familiale avec
cette maladie.
Les enfants dont un parent est atteint de la forme sporadique de la maladie
dAlzheimer courent plus de risques de développer la maladie
que les enfants dont lhistoire familiale ne comporte pas cette maladie,
cependant la transmission de la maladie n'est pas certaine du tout.
Lhistoire familiale de la maladie et lâge avancé
dune personne sont deux facteurs de risque connus qui peuvent augmenter
les possibilités qu'une personne développe la maladie. Les
chercheurs examinent dautres facteurs de risque comme le niveau
déducation, les blessures à la tête, le syndrome
de Down et les facteurs environnementaux.
Pour le moment, il nexiste aucun test fiable pour déterminer
si une personne développera la forme sporadique de la maladie dAlzheimer.
Le rôle que joue lhérédité dans la forme
sporadique de la maladie dAlzheimer nest pas encore entièrement
saisi et continue dêtre lobjet de nombreuses recherches.
La forme familiale
(caractère autosomique dominant) de la maladie dAlzheimer
La forme familiale est une forme rare de la maladie dAlzheimer.
Elle représente entre 5 et 10 % des cas de maladie dAlzheimer.
Dans certaines
familles, la maladie est transmise dune génération
à lautre en raison dun modèle héréditaire
dominant.
Si un parent possède la mutation, chaque enfant coure 50 % de risques
dhériter de ce gène.
La présence de ce gène signifie quéventuellement,
la personne développera la maladie dAlzheimer.
Un test génétique prévisionnel peut identifier des
facteurs de risque qui peuvent augmenter le risque dune personne
non affectée de développer la maladie dAlzheimer.
Si plus dun membre dune famille est atteint de la maladie
dAlzheimer, cela nindique pas nécessairement quil
sagit de lune des formes très héréditaires
de la maladie.
Les chercheurs étudient les incidences des tests génétiques
sur le plan de léthique. Si on effectue une évaluation
ou un test génétique, la personne devrait donner son consentement
en bonne connaissance de cause et être assurée de la confidentialité
du test.
Des
traitements, des vaccins ?
La cause de la maladie dAlzheimer nétant pas connue,
lessentiel du traitement est encore palliatif, plus précisément
symptomatique, et adapté à chaque situation individuelle.
On peut être ainsi amené à prescrire, mais avec prudence,
un anxiolytique, un antidépresseur, un neuroleptique.
On peut distinguer
six voies de recherche dans le traitement de la maladie d'Alzheimer :
- les anticholinestérasiques,
- les strogènes,
- les anti-inflammatoires,
- les régénérateurs,
- les antioxydants
- et les antiamyloïdes.
Les personnes atteintes
de la maladie d'Alzheimer ont des niveaux faibles d'acétylcholine.
Les anticholinestérasiques ou inhibiteurs de la cholinestérase
bloquent l'activité de l'acétylcholinestérase, une
enzyme qui dégrade naturellement l'acétylcholine. Deux de
ces substances sont encore à l'étude, le donepézil
et la rivastigmine, deux autres sont administrées aux malades,
la galantamine et la tacrine. Pour cette dernière, la prescription
des médecins est désormais limitée aux patients l'ayant
utilisée comme traitement avant 2001.
En effet, pour
des raisons de toxicité hépatique, la prescription
de la tacrine est interdite depuis cette année.
L'AIT-082,
médicament aidant à la régénération
des neurones endommagés, n'a pas donné suite en raison de
ses conséquences toxiques. Les recherches se poursuivent toujours
dans le domaine des antioxydants comme la vitamine E et le Ginkgo biloba,
un composé utilisé en médecine chinoise traditionnelle.
Au CHU de Bordeaux,
comme dans vingt autres centres investigateurs européens, les scientifiques
travaillent désormais sur l'élaboration d'un vaccin contre
la maladie d'Alzheimer. La base de ce procédé est de
produire des anticorps contre les protéines amyloïdes. "La
vaccination donne bon espoir aux scientifiques du monde entier,
nous espérons obtenir des résultats d'ici deux ans"
explique J. F. Dartigues.
ces dernières
années ont vu émerger un nouveau domaine d'investigation
: la prévention.
Plusieurs études ont déjà tenté de mettre
en lumière les facteurs extérieurs favorisant la survenue
de l'affection ; facteurs qui pourraient, à terme, servir à
établir une politique préventive.
Les
facteurs de risque
L'âge est
le premier et le plus évident. Même si la maladie peut
frapper avant 50 ans, la plupart des personnes atteintes ont plus de 70
ans. Le second facteur de risque est génétique.
Il s'agit du gène de l'apolipoprotéine E (apoE).
Ce dernier code pour une protéine impliquée dans le transport
du cholestérol et dans la réparation des cellules nerveuses.
Il constitue en fait une susceptibilité génétique.
Sa présence n'est en aucun cas suffisante pour développer
la maladie.
Voilà pour les facteurs de risque avérés.
Les autres, socio-environnementaux,
se révèlent plus controversés.
Le niveau
d'éducation serait par exemple déterminant. Un peu comme
si apprendre retardait la dégradation des capacités intellectuelles.
D'après l'étude Paquid, menée à Bordeaux sur
4000 personnes, la consommation modérée d'alcool jouerait
aussi un rôle protecteur. Toujours selon cette étude,
il existerait enfin un lien statistique entre la consommation
d'eau polluée à l'aluminium et la survenue de la
maladie. Mais tous ces résultats sont à prendre avec
des pincettes. Les études épidémiologiques sont longues
et difficiles et les erreurs ou les biais toujours possibles.
Un dernier facteur de risque semble être pris de plus en plus au
sérieux : les pathologies vasculaires.
Certaines études ont en effet montré que le contrôle
de l'hypertension artérielle pouvait diminuer le risque de maladie
d'Alzheimer. Afin de confirmer ces résultats, un groupe de
chercheurs français a lancé l'une des plus grandes études
épidémiologiques jamais entreprises dans ce domaine,
l'étude 3C.
Bordeaux, Dijon
et Montpellier. Ce sont les trois villes où est conduite l'étude
3C (pour 3 cités).
Lancée avec le soutien de la Fondation pour la recherche médicale
en 1997, elle a pour objectif "d'estimer le risque de démence
et de détérioration sévère attribuable aux
facteurs de risque et aux pathologies vasculaires.
" La cohorte est composée de 9692 personnes de plus de 65
ans, suivies pendant 4 ans. Chaque participant est soumis à de
nombreux tests : questionnaires, tests cognitifs, prélèvement
sanguin, électrocardiogramme et échographie carotidienne.
Pour cette étude, 3 500 personnes passeront également une
IRM (imagerie par résonance magnétique).
Les images seront analysées par des logiciels automatiques qui
permettront de détecter des lésions cérébrales,
d'une part, et de calculer le volume des tissus, en particulier de la
substance grise, d'autre part.
A terme, l'étude
3C devrait apporter les réponses à deux questions essentielles
: quelles sont les personnes les plus à risque sur lesquelles on
pourrait agir préventivement et dans quelle mesure cette prévention
permettrait-elle de modifier favorablement l'évolution de la maladie.
Une maladie
qui isole le malade : que fait le
gouvernement à cet égard ?
Le 11 octobre 2001, Elisabeth Guigou, Ministre de l'Emploi et de la Solidarité,
Bernard Kouchner, Ministre délégué à la Santé
et Paulette Guinchard-Kunstler, Secrétaire d'Etat aux Personnes
Agées, ont annoncés un train de mesures en faveur des personnes
souffrant de la maladie d'Alzheimer et de pathologies apparentées.
"Notre programme a l'ambition de conjuguer trois points de vues :
celui des malades, celui des familles et celui des professionnels,"
a expliqué la secrétaire d'état. Un projet pour le
moins ambitieux et qui fait de la prise en charge du malade le nouveau
cheval de bataille du gouvernement.
Aujourdhui,
plus de 70 % des personnes atteintes de pathologies démentielles
vivent à domicile. Cest la famille proche - le conjoint,
les enfants - qui prend alors en charge le malade. Or, ces aidants, non
professionnels, doivent faire face à des situations difficiles
: confrontation avec le désapprentissage, isolement, sentiment
de mort sans mort. Très souvent, les familles
se trouvent démunies, explique Jean-Claude Cadeau, vice-président
de France-Alzheimer, lunion française des associations de
malades et de familles. La maladie dAlzheimer est un mal qui isole.
Le gouvernement prévoit
la création de 7000 places daccueil de jour et 3000 places
dhébergement temporaire d'ici 2005. Larchitecture des
établissements devrait également être améliorée.
Nous faisons face à un véritable manque de structures
accueillantes, déplore Jean-Claude Cadeau.
Les maisons de retraite ne sont pas adaptées aux personnes atteintes
de démence, qui déambulent et fuguent.
Autre volonté
du gouvernement : soutenir financièrement les malades. Lallocation
personnalisée dautonomie (Apa) devrait ainsi remplacer la
prestation spécifique dépendance (PSD), considérée
aujourdhui comme un échec.
LApa concerne lensemble des personnes âgées de
plus de 60 ans qui présentent une dépendance, quelles que
soient leurs ressources. Le montant pourra atteindre un peu plus de 1
000 euros par mois, au lieu des 450 euros selon le degré de perte
dautonomie de la personne et ses ressources. Nous serons extrêmement
vigilants quant à lapplication de lallocation personnalisée
dautonomie, confie Jean-Claude Cadeau. Car même si cest
une avancée, la réforme des tarifications des établissements
dhébergement des personnes âgées dépendantes
entraîne un surcoût pour les malades et leur famille.
Enfin, le programme
pour les personnes souffrant de la maladie dAlzheimer met laccent
sur le renforcement du personnel de soin. Au Mans, il existe un
centre daccueil high-tech de 400 mètres carrés,
indique Jean-Claude Cadeau. Mais il reste en grande partie inoccupé
car il ny a pas de personnel pour le faire fonctionner correctement.
Et en ces temps où le secteur médical fait face à
une pénurie de moyens humains généralisée,
augmenter le personnel soignant auprès des malades dAlzheimer
pourrait bien nêtre quun vu pieux.
Vieillissement, susceptibilité
génétique, environnement social et culturel, affections
vasculaires
Les facteurs de risque de la maladie d'Alzheimer sont
nombreux....
Reste maintenant à comprendre parfaitement leurs différents
mécanismes d'action pour permettre l'élaboration de vaccins.
Une difficulté qu'il faudra surmonter avant d'envisager une prévention
efficace.
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Dossier Artezia ©
M.M.
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