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Narcisse
Dans la mythologie grecque puis romaine, Narcisse est un jeune homme dune grande beauté qui tombe amoureux de son propre reflet. Fils
du dieu-Fleuve Céphise et d'une nymphe, Liriopé,
il est l'un des rares enfants à être, dès sa naissance,
aimé des nymphes. Au fil
des ans, la beauté de Narcisse devient si parfaite et éclatante
qu'il est très vite désiré par de nombreuses jeunes
filles et de nombreux garçons qu'il méprise et dédaigne,
imbu de lui-même. Solitaire, Narcisse ne supporte plus que la présence
des ses virils compagnons de chasse et préfère fuir les
avances de ces demoiselles, dont il ne comprend pas la fougue amoureuse. Écho,
nymphe des montagnes privée de la capacité de sexprimer
par Héra pour l'avoir, de part son bavardage incessant, empêché
de surprendre son époux Zeus en flagrant délit d'infidélité,
tombe un jour amoureuse du beau Narcisse alors âgé de 16
ans. Un jour,
alors que Narcisse veut s'abreuver, il tombe amoureux d'un jeune homme
qu'il voit dans l'eau et qui n'est autre que son reflet. Dévoré
par cet amour, ne parvenant à obtenir lamour de cet être
quil ne sait pas être lui-même, Narcisse sombre peu
à peu dans une sorte de folie, et un jour une des ses larmes tombée
à l'eau fait fuir son reflet, il décide de se laisser mourir,
simplement en s'endormant, aux côtés de l'objet de son amour.
(un autre récit dit que Narcisse se pencha tant pour retrouver
son visage, qu'il tomba dans la fontaine, se noya et fut changé
en fleur qui porte aujourd'hui son nom). Note : les études psychologiques contemporaine, qui se sont penchée sur l'histoire de Narcisse, indiquent que le mère de Narcisse se nommait Liriopé et qu'elle fut violée par Céphise. La source devant laquelle s'arrête Narcisse s'appelle aussi Liriopé, ce qui, selon les spécialistes, éclaire sur la confusion entre la fontaine, la pureté de l'eau et la virginité perdue de sa mère. D'autres éléments relient d'ailleurs les images lacustres, les eaux calmes, aux rêveries de retour à la vie embryonnaire et à cette fusion excessive dans le sein maternel. En 1910,
Sigmund Freud, père de la psychanalyse, prononce pour la
première fois le mot "Narcissisme" dans le cadre de ses
théories sur l'homosexualité en tant que pulsion sexuelle
concentrée sur le "moi" du sujet. Sigmund Freud dissociait
2 formes de narcissisme : d'une part le narcissisme primaire de l'enfant
(la découverte de sa propre anatomie ou d'une physionomie semblable
à la sienne), le psychanalyste Lacan parle d'ailleurs du
"stade du miroir", et d'autre part le narcissisme secondaire,
en tant que trouble observé chez l'adulte. La figure mythologique
de Narcisse se situe entre ces deux formes de narcissisme.
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