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Da Silva
Emmanuel Da Silva est né en 1976 à Nevers dans la Nièvre. A l'adolescence, ses goûts musicaux le portent vers un groupe de Punk Mad Coakroches. Il se tourne ensuite vers un son plus brut en formant Punishment Park en compagnie d'anciens des Tambours du bronx. À 21 ans, Emmaunel Da Silva revient à une musique plus acoustique avec son nouveau groupe Venus Coma. Il a aussi touché à la musique électronique sous le pseudonyme de Mitsu. Da Silva a pendant longtemps résidé à Dinan dans les Côtes d'Armor. Cette ville, connue pour son patrimoine exceptionnel partout en Europe, a été pour lui une source d'inspiration très importante. Da Silva y avait ses habitudes comme par exemple ses footings réguliers en bord de Rance. Avec le soutien de
l'artiste Cali qui l'invite à jouer en première partie de
ses concerts, Da Silva sort en 2005 l'album "Décembre
en été" dont le premier single "L'Indécision"
est un succès.
En 2007, Emmanuel
Da Silva écrit avec Christophe Mali une chanson pour l'album de
Marina Vénache, "Tout me revient", la même année
Da Silva sort son second album, "De Beaux Jours A Venir"
avec lequel il prend un tournant très pessimiste et noirs,
parlant des histoires de couple ou de la vie en général.
Cet album, contenant par exemple les chansons "De Là Haut"
parlant de la mort d'un être cher, ou bien "Au Moment Des Amours"
explore des sujets durs et mélancoliques.
En septembre 2008, Emmanuel Da Silva écrit et compose les chansons d'Elsa Lunghini pour son album éponyme. En Août 2009 Da Silva sort son troisième album "La Tendresse Des Fous"
Pour La Tendresse des Fous, son troisième album sur le label Tôt ou Tard, Manu a tout remis en question. "Je savais que si je ne bousculais pas certaines habitudes j’allais finir par me caricaturer". Souhaitant "sortir du cocon", comme il dit, il le mettra en chantier fin 2008 dans un studios Rennais, Le Passage à Niveau, et lui donnera sa forme définitive au Labomatic, à Paris, avec le concours de Bénédicte Schmitt et Dominique Blanc Francart. "Me retrouver pour la première fois dans un grand studio avec des techniciens, des musiciens, un réalisateur et arrangeur, m’exposait à un regard extérieur, m’obligeait à des remises en cause. C’est précisément ce que je recherchais : me mettre en danger". L’accompagneront dans cette nouvelle aventure le bassiste Laurent Vernerey et le batteur Denis Benarosh dont les états de services, de Francis Cabrel à Alain Souchon, de Miossec à Vincent Delerm, sont suffisamment éloquents. "Se retrouver avec des pointures, moi qui suis un musicien sans grade, fut un vrai défi". Autre innovation, la présence d’un arrangeur en la personne de Joseph Racaille. Personnage aux ressources musicales inépuisables, ce dernier fait rayonner depuis une trentaine d’années son esprit curieux et inventif sur un large district de la chanson et du rock français. Il a contribué notamment à différents albums d’Alain Bashung, d’Arthur H et de Dick Annegarn. "A partir de mes musiques, Joseph a conçu des orchestrations à l’aide d’instruments à cordes et à vent, comme le cor anglet ou l’euphonium. Cela créait un nouvel espace que je pouvais ensuite me réapproprier". Cette approche va conduire à la production d’un son certes plus velours que cuir, mais sur lequel les chansons de Manu ne paressent à aucun moment, semblent au contraire se dresser, animées de plus de véhémence et d’envie que jamais. Car, plus rigoureux dans son
exécution et plus haut de gamme dans sa définition, La Tendresse
des Fous n’en reste pas moins un recueil de chansons où la
personnalité de Manu Da Silva s’exprime avec une rare profondeur.
On y accompagne le chanteur dans une errance implacable et sous un ciel
menaçant, embarqué dans un road movie musical où,
avec les paysages, défilent les pensées. Ce besoin d’avoir
à fuir coûte que coûte nous saisit dès La Route
pour ne plus nous quitter. Dans Les Plaines, Manu constate : "J’ai
traversé les plaines, j’ai croisé tant de monde. J’ai
retourné tant de terre, je n’ai rien trouvé au fond".
Lui qui a enchaîné quelque 300 dates lors de ses deux dernières
tournées, évoque ici cette soif inassouvie du musicien pour
qui, hors le mouvement, point de salut. D’ailleurs lorsqu’il
fait mine de s’arrêter quelque part, d’y élire
domicile, La Chambre par exemple, tout s’écroule. Cette quête
insensée l’amène à traverser ce disque comme
on traverse un pays, imaginant toujours, comme dans Un Endroit, ce qu’il
pourrait y avoir derrière l’horizon. Pour seul bagage, outre
sa guitare, il trimballe ce qu’il appelle l’ "absence",
cette forme de solitude déboussolée qui revient le hanter
dans chacun des titres et dont il finira par accepter…la présence
dans Inséparables. La Moisson lui donne en revanche l’occasion
de s’arrêter sur un récent fait-divers concernant cette
jeune chinoise qui en se défénestrant a préféré
la mort à l’expulsion. Prêt à assumer le malheur
du monde, Manu est aussi prompt à y révéler les moments
qu’on parvient à lui voler pour cultiver en soi cette Tendresse
des Fous sans laquelle rien ne serait possible. "Je me suis jeté
dans la parade au milieu des cuivres et des tambours. D’ici au moins
j’étais sûr que l’on n’entendrait pas ma
peine" lance t’il au début de Le Carnaval, écho
à un mal de vivre qu’il affronte avec cette générosité
et ce panache endiablé commun aux bluesmen et aux fadistes (chanteurs
de fado). Ainsi de l’écoute des 11 titres de La Tendresse
des Fous se dégage ce même sentiment poignant: quitte à
ce que le bonheur nous soit refusé, reste la possibilité
de célébrer les meilleurs instants de l’existence
en musique. Le tout, évidemment, étant de le faire avec
style.
Alors que certains auraient choisi une autre voie après plus de 200.000 albums vendus, Da Silva, lui, n'a jamais cessé de faire évoluer sa musique, de la réinventer, de l'élever vers des sommets insoupçonnés aussi bien sur scène que sur disque. Ce leitmotiv est à l'origine de son quatrième album, "La distance", qui dévoile des ambiances plus atmosphériques et synthétiques que ses précédentes oeuvres aux climats acoustiques. Orchestré par Yann Arnaud (Air, Syd Matters), ce nouvel opus nous livre 11 joyaux sonores aux accents pop, et ce, sans jamais renier la profondeur de texte propre à Da Silva. A l'image du single "Les Stations Balnéaires" les compositions de Da Silva sont belles, puissantes, mélodiques et déchirantes. L'écriture s'est affinée et se veut désormais sans retenue. Un artiste à part sans aucun doute.
Site Officiel : http://www.totoutard.com/
Dossier
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