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Elodie
Frégé
Elodie
Frégé est née le 15 Février 1982 à
Treigny dans la Nièvre.
A 5 ans Elodie Frégé commence la danse à Saint en
Puysaye puis à Donzy. Elodie Frégé fera 12 ans de
danse classique.
Elle
grandit avec son frère et ses 2 soeurs au milieu de la musique
puisque son grand-père, acordéoniste professionel, l'initie
à la musique à l'âge de 6 ans.
A 8 ans,
Elodie Frégé demande une guitare à ses parents, pendant
8 ans elle va prendre des cours et obtient son brevet de guitare classique
à l'âge de seize ans à Bourges.
A 12
ans Elodie Frégé intégre les cours de Guy Tel à
Cosne sur Loire. Elodie Frégé participe ainsi à de
nombreux spectacles en tant que danseuse jusqu'au jour où après
une dernière des "Nuits du Vieux Château" en 1998,
ses camarades et Guy Tel lui demandent de chanter une chanson... Le professeur
est stupéfait par la voix d'Elodie et lui demande aussitôt
de chanter lors du prochain spectacle en 1999.
Elodie
Frégé obtient son baccalauréat littéraire
avec mention Bien avec un 17 en philosophie ! Elodie s'inscrit ensuite
en fac d'anglais à Dijon pour faire plaisir à ses parents,
mais très vite elle réalise que c'est la scène qui
lui plait. Elle décide donc de travailler pour économiser
de l'argent afin de se payer une école de spectacle. Elodie Frégé
travaille comme secrétaire dans une clinique, bosse 5 mois chez
Mc Do et remplace une chanteuse en juin 2003 à Montpellier dans
un groupe que dirige un ami.
En 2003,
poussée par ses amis, Elodie Frégé passe le casting
de la Star Academy 3. Les castings se succèdent et Elodie est sélectionnée
pour entrer dans le célèbre Château de Dammarie-les-Lys
le 30 août 2003. Elodie Frégé remporte la finale face
à son ami Michal avec qui elle décide de partager le million
d'euro gagné.
Elodie
Frégé remporte l'édition 2004 du Worldbest, compétition
mettant en lice les lauréats de 11 Star Académy du monde
entier en interprétant "s'il suffisait d'aimer" de Celine
Dion.
Elodie
Frégé dévoile ses talents d'auteur compositeur, elle
écrit et compose deux chansons "Pourtant" et "Pardon"
que l'on retrouve dans son premier album "Elodie Frégé"
qui sort en février 2004. On y retrouve également
un de ses textes, "Je te dis non" mis en musique par Georges
Lunghini, papa de la chanteuse Elsa.
L'album
a été certifié double disque d'or fin 2004. Trois
titres sortent en singles : "De L'eau", qui a remporté
un joli succès, "Viens jusqu'à moi" en duo avec
Michal et "Je te dis non".
En 2006, Elodie Frégé
revient avec son second album, "Le jeu des 7 erreurs"
dont elle écrits et compose 6 chansons. Accompagnée de Benjamin
Biolay, Keren Ann et Jacques Lanzmann, Elodie Frégé nous
livre 14 titres, et le premier single "La Ceinture", titre écrit
et composé par Benjamin Biolay, est annonciateur d'un grand succès...
| 1
|
La
Ceinture |
| 2 |
Fous
De Rien |
| 3 |
La
Fidélité |
| 4 |
Douce
Vie |
| 5 |
Le
Jeu Des 7 Erreurs |
| 6
|
Le
Velours Des Vierges |
| 7 |
Pas
Là Souvent |
| 8 |
Chez
Moi |
| 9 |
Si
Je Reste |
| 10 |
Est-Ce
Que Tu Le Sais ? |
| 11 |
Je
Sais Jamais |
| 12 |
Il
En Faut |
| 13 |
A
Celle |
| 14 |
Les
Rideaux |
|
|
Notre
avis : 
Le premier extrait "La ceinture" est prometteur, bien écrit
et bien chanté, il va sans aucun doute caracoler en tête
des charts pendant longtemps dès sa sortie. C'est une agréable
surprise, espérons que l'album soit dans la même veine...
on en saura plus le 25 septembre! L'album comporte aussi un joli duo
avec Benjamin Biolay "Le jeu des 7 erreurs". |
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Élodie
Frégé – "Le Jeu des 7 erreurs"
Ceci
n'est pas un communiqué de presse. C'est une déclaration
d'amour. Ou de coup de foudre, appelez ça comme vous voudrez.
D'Élodie Frégé, je ne connaissais que la rumeur.
Je savais vaguement qu'elle avait remporté un télé-crochet,
l'une de ces émissions que je ne regarde jamais, que je n'ai
jamais regardée, d'abord parce que je n'ai pas que ça
à faire, ensuite parce que je préserve ma réputation
de fan de rock (et le snobisme qui va avec). Il paraît même
qu'Élodie aurait remporté un machin appelé
World Best, un super-télé-crochet international. So
what ? Je sais bien ce qui leur plaît : une jolie voix, puissante
de préférence, un joli visage, de la variété
au mètre, des arrangements formatés, des paroles tellement
creuses qu'elle ferait passer un carnet de poésie de CM1
pour du Rimbaud. On consomme, on jette, on passe à autre
chose.
Bon, d'accord, j'avais jeté une oreille sur son premier album.
À cause des photos. Pas celles de la pochette, trop fades,
qui la montraient façon blondasse-rêveuse-au-regard-plein-d'espoir
(décidément, je déteste les champions du marketing,
ceux qui veulent à tout prix faire entrer une personnalité
dans le moule d'un cliché, aussi éculé soit-il).
Plutôt les photos aperçues dans la presse, qui la montraient
rieuse, pimpante, coquine. J'avais aussi été intrigué
par la chanson Je te dis non, signée par l'interprète,
et par son clip réalisé par Catherine Breillat. Que
la réalisatrice de Romance et d'Anatomie de l'enfer se soit
mise au service de cette jeune femme ne manquait pas de surprendre.
J'avais aussi été sensible à sa voix. Avec
le regret de la voir desservie par une production sans relief et
des chansons calibrées, mais aussi avec l'intuition qu'elle
pouvait se risquer à chanter des choses plus audacieuses.
Pour les accents soul perçus ça et là, je l'imaginais
adaptant Joss Stone ; pour les acrobaties, j'avais pensé
à Joni Mitchell – pourquoi ne lui avait-on pas proposé
de reprendre Help Me, de l'album Court And Spark, ce titre où
Joni appelle à l'aide parce qu'elle tombe amoureuse ?
Heureusement, ce premier album ne s'est pas vendu à un million
d'exemplaires. Heureusement, parce que l'artiste aurait été
piégée. D'y penser, elle cauchemarde : le public et
la maison de disques auraient exigé qu'elle refasse le même.
Élodie aurait été malheureuse et frustrée.
Elle a d'autres choses à dire, d'autres univers à
explorer ; il suffisait d'un déclic pour que ses envies se
concrétisent. Celui-ci eut lieu au gré d'une rencontre,
lors d'un concert de Florent Marchet. Sur scène, l'auteur
du sensationnel Gargilesse avait été rejoint ce soir-là
par Benjamin Biolay, dont Élodie avait aimé le non
moins fameux Rose Kennedy. N'écoutant que son culot, elle
l'aborda, pour se rassurer. Eh oui : pas très sûre
d'elle, la belle Élodie : c'est ce manque de confiance en
elle, cette profonde et émouvante fragilité qui l'avait
poussée, autrefois, encouragée par ses proches, à
se lancer le défi de participer au télé-crochet
que l'on sait, qui la motive et la fait avancer : elle voulait seulement
lui faire écouter ses compositions. Il a suffi d'une chanson,
Je sais jamais, pour le convaincre. Lui aussi a été
séduit par la voix, qui lui a rappelé Carly Simon…
et Joni Mitchell.
Et voici comment le plus gainsbourien de nos auteurs-compositeurs
a décidé de se lancer dans les arrangements et la
production du deuxième album, judicieusement intitulé
Le Jeu des 7 erreurs ; nous avons en effet quelques idées
reçues à corriger avant d'aborder les quatorze chansons
qu'il contient. D'abord, il s'agit d'oublier d'où elle vient.
Elle cachait bien son jeu, comme elle dissimule son visage, sous
sa crinière blonde, sur la pochette de La Ceinture, premier
extrait envoyé aux médias. Élodie est une chanteuse
folk, profondément mélancolique, qui aurait voulu
connaître la magie des sixties, d'où la photo d'inspiration
Françoise Hardy qui illustre son nouvel album. Lorsqu'elle
compose, elle ne peut se défaire – c'est sa richesse
– des années de guitare classique qui ont forgé
son style : qui d'autre, en France ou ailleurs, peut revendiquer
l'influence du guitariste argentin Jorge Cardoso ?
Lorsque Élodie écrit, elle se cache derrière
des mystères, profonds comme les lagons fantasmes évoqués
dans Les Rideaux : ses paupières dont coulent les larmes
du désespoir amoureux. Ces énigmatiques nuits de journée
(Je sais jamais), oblique référence à cet homme
qu'elle ne pouvait voir, en se cachant, qu'à la nuit tombée…
Son cœur a trinqué, mais elle s'amuse, dans ses propres
textes, à citer des classiques du répertoire : dans
Fous de rien, elle dit combien elle hait les dimanches ; dans Douce
vie, elle évoque la douce transe / cher pays de mes errances
– autant de références / clins d'œil qui
montrent combien Élodie s'inscrit dans une vraie histoire,
une belle tradition.
Benjamin Biolay a trouvé son Élodie Nelson : avant
de lui écrire six des chansons de ce Jeu des 7 erreurs, il
l'a confessée, au point de la connaître par cœur.
Il s'est mis au service de ses blessures : la jeune femme, dont
la beauté et la féminité renversantes laisseraient
imaginer une vie amoureuse comblée et passionnée,
a connu trop de déboires. Naturellement attirée par
les bad boys, elle a eu sa dose de déceptions et de mauvais
coups. Fleur bleue, mais lucide ; glamour et perdue à la
fois… D'où sa recherche du Prince Charmant, celui qui
n'est Pas là souvent… D'où cette Ceinture au-dessus
de laquelle rien ne dure… D'où sa peur de l'amour,
exprimée par les mots de Jacques Lanzmann dans La Fidélité,
vertu à laquelle elle ne croit pas encore… D'où
cette reprise inattendue du Velours des vierges, écrit par
Gainsbourg, créé par Jane Birkin en 1978, dont Élodie
s'approprie le bouleversant et cinglant désarroi, face à
la cruauté des hommes, prêts à tout pour avilir
l'innocence. D'où ce duo qui donne son titre à l'album
et qui ne manquera pas de rappeler Bonnie And Clyde : Tu n'es qu'un
animal, rien qu'un homme, balance la chanteuse navrée par
la prévisibilité des mâles qui lui font du mal.
D'où, encore, les orchestrations sublimes : Benjamin s'est
surpassé. Parce qu'Élodie le mérite. Une artiste
est née. Loin du marketing, il est ici question d'élégance,
de subtilité, de pure émotion. D'une fille qui, au
bord du précipice, n'hésite pas à sauter, parce
qu'elle devine qu'au lieu de tomber, elle va s'envoler.
Je vous avais prévenus : une déclaration d'amour.
Le coup de foudre est total. Vous aussi, vous succomberez.
Gilles
Verlant
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Site Officiel : http://www.elodieonline.com/
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Dossier
artezia ©
M.M.
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