< Accueil

Clonage d'embryons souche humains : une première !


Le clonage humain, il fallait s'y attendre mais cela nous paraissait bien loin...
Pas si loin que ça puisque des chercheurs coréens dont les travaux viennent d’être publiés par la revue britannique "Science" ont réunit le challenge complétement fou de cloner un embryon humain et à en tirer des cellules souches génétiquement identiques à la personne clonée, susceptibles de produire toutes sortes de tissus. Première étape vers le clonage thérapeutique et le clonage reproductif.

C'est l'équipe de Woo Suk Hwang à Séoul, expert en clonage animal qui a réalisé cette expérience concluante en collaboration avec José Cibelli, Chercheur Argentin. Vice président d'Advanced Cell Technology (ACT), son équipe avait travaillé en 2001 sur la première création d'embryons humains clonés de six cellules à partir de la désormais «classique» technique de transfert nucléaire de cellules de peau d'adultes dans un ovule au préalable énucléé (Dolly).

Cette expérience différe des précédentes parce qu'il s'agit d'un "autoclonage", c'est à dire que l'embryon cloné est issus de deux types de cellules (l'ovule énuclé et le noyau d'une cellule de cumulus qui sert de cellules de soutien aux ovocytes), prélevées sur la même personne. Cet autoclonage serait peut être plus efficace qu'un transfert – de noyau à ovule – issus d'individus différents, car il offrirait une meilleure compatibilité entre les composants génétiques fusionnés. Il leur aura fallu pas moins de 242 ovules pour obtenir la création d'une seule colonie de cellules plutipotentes. Ce nouveau procédé permet de conserver les protéines indispensables au bon fonctionnement des divisions cellulaires ultérieures, protéines situées autour du noyau énuclé de l'ovule qui jusqu'à présent étaient en partie arrachées lors du transfert de noyau, avec au final, la création d'un embryon qui dégénérait très vite.

L’intérêt majeur que représente ce procedé est l'application qu'on pourrait en faire en médecine régénératrice : cela permettrai la création de nouveaux muscles cardiaques ou de générer la création des neurones afin de guérir la maladie de Parkinson par exemple.
Les cellules souches embryonnaires ont la particularité d'être pluripotentes, capables de se répliquer à l'infini et de se spécialisé, ce qui permet d'entrevoir des possibilités énormes!

Une prouesse scientifique qui n'est pas sans poser bien des questions éthiques...

Consulter le dossier : "Génétique : des premiers prémices au clonage humain"

 

 

 

Artezia © M.M.
Février 2004