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Dario Argento

Dario Argento Dario Argento
Dario Argento
Dario Argento

Né à Rome le 7 septembre 1940, Dario Argento est le fils du producteur Salvatore Argento et de Elda Luxardo, célèbre photographe Brésilienne. Il hérite de ses parents l'amour du cinéma et de l'intérêt pour la photographie.
D'abord critique au Paese Sera, Dario Argento collabore ensuite à l'écriture de plusieurs scénarios dont celui de "Il était une fois dans l'ouest", de Sergio Leone, avec Bernardo Bertolucci et signe le scénario du film "Une corde, un colt" de Robert Hossein en 1968.
Entre temps, il a une première expérience cinématographique en jouant un rôle dans le film de Alberto Sordi: "Scusi, lei e favorevole o contrario"(1966).

En 1969, il réalise son premier long métrage, "L'Oiseau au plumage de cristal" (L'Ucello dalle Piume di Cristallo), un thriller teinté de sadisme. Dario Argento engage un jeune acteur américain montant Tony Musante (qui venait de jouer avec Franck Sinatra dans "Le detective", un film de Gordon Douglas ) et une jeune starlette du moment -Suzy Kendall. Le film obtient le plus grand succès de l'année en Italie.

L'expérience se renouvelle l'année suivante avec la combinaison thriller-gros budget-stars internationales-titre mystérieux : nouvel énorme succès en Italie avec "Le chat a neuf queues" ( Il gatto a nove code ) avec James Franciscus, Karl Malden et Catherine Spaak.

Dario Argento pousse l'expérience un peu plus loin et renouvelle la recette en 1971. Malheureusement, son troisième film "Quatre mouches de velours gris" ( Quattro mosche di velluto grigio ) n'obtient pas le succès escompté, malgré la présence d'un script audacieux et l'interprétation de qualité de Michael Brandon, Mimsy Farmer et de Jean-Pierre Marielle dans un extraordinaire rôle de détective privé homosexuel.

En 1973, Dario se dirige alors vers un sujet en rupture totale avec son genre de prédilection. Il écrit et met en scène une comédie historique "Cinq jours à Milan" (Le cinque Giornate) avec Adriano Celentano et Marilù Tolo, sa compagne du moment. Mais le film rencontre de nouveau un échec.

Il décide de revenir au Giallo (archétype du thriller à l'italienne) et met deux ans à écrire "Les Frissons de l'angoisse" (Profonfo Rosso) probablement son plus grand chef-d'oeuvre. Rencontrée peu de temps auparavant, il engage Daria Nicolodi mais aussi David Hemmings, tout juste sorti de "Blow up" un film de Michelangelo Antonioni, et engage une jeune actrice découverte par Mario Bava, Nicoletta Elmi. Macha Meril se joint à la distribution et interprète le rôle d'un étrange personnage médium. Le film fut scandaleusement coupé de 32 minutes lors de sa sortie française en 1978.

Après un voyage en Transylvannie avec Daria Nicolodi, ils co-écrivent un scénario fortement inspiré de ce dont ils ont été témoins, d'anciennes croyances sur la sorcellerie aux légendes encore enracinées dans le présent. Cela donne "Suspiria", chef d'oeuvre sanglant et exalté, hymne à l'érotisme macabre, poème halluciné horrifique et délire sadistico-philosophique. Rarement égalé à ce jour, il demeure l'un des films les plus terrifiants jamais réalisés.

Poursuivant sur le thème de la sorcellerie, il se dirige vers un récit plus abstrait, plus symbolique mais tout aussi sanguinolent avec "Inferno". Echappant à toute logique occidentale, le film, distribué par la puissante 20th FOX en 1980, rate un large public mais demeure un film culte.

Revenant à une inspiration plus giallique, Dario Argento réalise "Ténèbres" en 1982. Dario renonce au baroque sanglant de ces précédent films et emprunt un style visuel beaucoup plus froid. La violence va crescendo dans cet nouvel opus de terreur.

"Phenomena" marque la rencontre de deux genre : le fantastique et le Giallo (thriller). Fantastique par le pouvoir que possède Jennifer Connelly de communiquer avec les insectes (thème déjà développé dans "Les frissons de l'angoisse") et giallo par les meurtres d'un serial killer ponctués d'un assourdissante musique de Heavy Metal. A l'époque le distributeur français amputa le film d'un quart d'heure.

En 1985 et 86, Dario Argento produit "Demons" et "Demons 2" réalisés par Lamberto Bava.

1987 voit la sortie du film "Opéra". Inédit en France, le film est à nouveau un thriller. Le film est à nouveau amputé pour ses sorties cinéma et vidéo hors d'Italie. La seule version totale n'est disponible qu'en Italie et aucune sortie DVD ou vidéo n'est prévue pour l'instant.

En 1988, Dario Argento produit "Sanctuaire", un film d'horreur de Michele Soavi

En 1990, "Deux yeux maléfiques" ( Due occhi diabolici ) marque la deuxième colloboration entre Dario Argento et George A. Romero. Dario avait en effet déjà produit "Zombie" ( Dawn of the dead) en 1978. Cette fois-ci Dario adapte librement les récits d'Edgar Allan poe, mais cela est incompris du public et de la critique.

"Trauma" en 1992 marque une collaboration avec des studios américains. Fabriqué sur mesure dans le moule des films américains, Trauma s'avère une expérience désastreuse. Argento n'en peut plus de justifier son récit et les motivations de ses personnages. Le film sera à nouveau amputé hors d'Italie.

Dario Argento revient en force avec un film qui choque beaucoup de spectateurs témoins de cette expérience : "Le syndrome Stendhal" (La sindrome di Stendhal ). Ce film marque la deuxième collaboration avec sa fille Asia Argento dans le rôle principal. Le scénario et la mise en scène sont à la lisière du fantastique tout en empruntant au schéma narratif du Giallo et donne au film une atmopshère nauséeuse mais visuelllement saisissante. Un nouvel élan créateur souffle sur l'Italie!

Dario Argento adapte l'oeuvre de Gaston Leroux, "Le fantôme de l'opéra" et collabore de nouveau avec sa fille Asia Argento. Cette adaptation très personnelle permet à Dario de s'imposer dans les cinémas français. 1998-99 sera également l'année de la reconnaissance critique des oeuvres de Dario Argento en France, avec notamment une rétrospective à la cinémathèque française.

En 2000, Dario Argento produit "Scarlet Diva", la première réalisation de sa fille Asia Argento.

"Il ne faut pas avoir peur de l'horreur" dit Dario Argento.
"L'horreur c'est l'avenir, c'est ce qui nous attend tous, alors autant cherche à l'apprivoiser, à découvrir ses trésors cachés et à célébrer sa beauté"

Depuis trente ans, le réalisateur italien éclabousse ainsi les écrans, organise des rituels sacrificiels où la sophistication le dispute au sadisme, et demeure mine de rien le seul cinéaste au monde à traiter l'épouvante au premier degré. On a beau fouiller, la distance, l'humour et la métaphore sont radicalement absent des quinze films tourné par Dario.
De "l'oiseau au plumage de cristal" au "syndrome de Stendhal", on ne trouve dans ses films que des tueurs en série, démons assoiffés de chair fraîche, des jeunes filles condamnées aux supplices les plus atroces et autres animaux en furie.
"Si j'avais des choses à dire sur la nature humaine, si je voulais faire sourire mes contemporains ou si j'avais des comptes à régler avec la société, j'écrirai des romans. Pour moi le cinéma est un art qui repose avant tout sur l'instinct, et comme l'instinct le plus fort est à mes yeux la peur, j'ai décidé de le décliner sur tous les registres possible et inimaginable"

Le 15 mai 2000, Dario Argento débute le tournage de "Le Sang des innocents" (Non ho sonno) avec Max Von Sydow. En trois semaines d'exploitation, le film occupe la 9 ème place du Box Office italien avec des recettes s'élevant à 3 580 000 000 de lires (environ 13 millions de francs) mais le film sort à un moment peu opportun en France puisqu'il est concurrencé par les superproductions américaines telles que "seul au monde", "Les âmes perdues" ou encore "Un automne à New York", tous sortis au même moment.

En 2003, Dario Argento s'attaque à la réalisation de son 16ème film "Le joueur de cartes" (Il Cartaio) qui devrait sortir directement en dvd le 24 mai 2005.


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M.M.

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