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Jean
Claude Leprou

Jean
Claude Leprou est né en 1944 à Moulins-la-marche.
D'une formation de staffeur plâtrier- ornementaliste, il réalise
des décorations murales géométriques.
En 1975, Jean Claude Leprou
ajoute une corde à son arc et se mets à la sculpture du
bois. Il sculpte principalement des bas-reliefs aux formes géométriques.
Ce n'est qu'en 1983 qu'il commence à sculpter des oeuvres figuratives
sur bois.
A partir de 1986, Jean Claude
Leprou compose des œuvres très spatiales en bois et métal.
Depuis 1987, il réalise
des collages sur papier, sculptures murales en acier, collages bois en
relief; sculptures polychromes et sculptures en métal poli de grande
dimension , sculptures installation, peintures sur papier, toile, carton
et bois, réalisations de sculptures monumentales. Jean Claude Leprou
est un artiste délibérément abstrait.
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Jean
Claude Leprou s’exprime par la sculpture et par la peinture,
deux formes différentes où il explore ses émotions
les plus différentes et peut être, les plus opposées.
Ses
géométries élancées nous rappellent
l’époque de "l’invention" de l’abstraction
géométrique, quand les artistes développaient
les jeux les plus audacieux avec l’espace. C’est eux
qui ont ouvert la voie à leurs successeurs dans le domaine
de l’esprit et dans cette quête sensible de la recherche
de soi.
Jean Claude Leprou lui aussi traite du plaisir que l’on éprouve
face à la réalité de la géométrie
architecturale. Le construit en sculpture s’oppose à
la nature à l’organique et à une figuration
mimétique du monde.
L’esprit strict, l’organisation mathématique
et l’espace calculé procurent une émotion presque
précise, une sensation rassurante et optimiste de la vie.
Dans
presque toutes les sculptures de Jean Claude Leprou intervient une
autre donnée, invisible cependant, mais qui semble être
là, née justement de l’agencement de ses géométries.
C’est le son.
Par exemple : par le choix du métal poli et blanc, les cinq
barres assez fines comme la portée d’une partition
musicale, visuellement, la sculpture sonne. On peut aussi comparer
cette oeuvre à une lyre sophistiquée qu’épouse
un orgue avec ses tubes fermés et ouverts qui répondent
à sa charpente légèrement inclinée.
La musique est la partie invisible de cette œuvre.
Les sculptures de Jean Claude Leprou associent la rigueur de la
géométrie à un esprit baroque : la forme régulière
alterne avec la forme irrégulière, la ligne droite,
avec la forme elliptique.
Comme
dans cette autre pièce où le sculpteur privilégie
l’aspect rouillé du métal, où la ligne
ondulée de contours délimite l’espace à
l’image d’une paroi de pirogue.
À l’intérieur, le sculpteur introduit à
nouveau ses accumulations, pièces tubulaires, comme les violons
d’Arman.
Dans son travail, ces jeux dialectique de l’ordre et du désordre
sont récurrents…
Quant à son panneau rectangulaire en bois où l’esprit
géométrique, rationnel de la pièce rencontre
l’organique, l’aspect brut noduleux du matériau,
l’effet est un peu trop explicitement, trop didactiquement
perçu. Nous lui préférons ses sculptures architecturales,
plus subtilement ajustées.
À l’opposé de sa sculpture, sa peinture est
démonstrative et lyrique. L’artiste use de la force
et du langage de la couleur, en explorant à travers elle
les autres domaines de l’émotion. L’artiste a
peint une toile où l’on plonge dans une ambiance atmosphérique.
Il y a du bleu du blanc, du vert, du jaune se répondant et
créant des transparences. Les couleurs y sont suffisamment
bien distribuées pour que rien ne vienne déranger
la sensation de douceur qu’elles procurent.
Quand l’émotion devient passion et colère comme
dans sa toile sur fond rouge et noir, les tracés sont brossés
nerveusement, l’espace intérieur semble remuer depuis
des profondeurs, une mêlée des contraires.
En effet, comme l’écrit Michel Seuphor, "l’art
abstrait n’est nullement la voie de la facilité mais
celle de la création pure, je dirais, en donnant au mot son
sens étymologique, de l’invention de soi".
Ileana
Cornea, février 2007 |

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Jean-Claude
Leprou installe ses "lignes de force" spatiales et aériennes,
peintre ou "colleur", sculpteur sur bois ou de métal,
"petit format" ou monumental, figuratif ou abstrait, polychrome
ou monocolore, Jean Claude Leprou possède une palette de
talents d’exception. Avec une constante. L’extraordinaire
ligne de force qui se dégage de chaque œuvre. Cet artiste
hors normes qu’il faut bien classer d’entrée
parmi les…inclassables. Le premier constat que l’on
fait, lorsqu’on regarde les peintures et les sculptures de
Jean Claude Leprou, c’est la grande géométrie
qui s’en dégage. Elle apparaît notamment dans
ses sculptures bois les plus anciennes. Elle est omniprésente
dans ses sculptures métal de petit format. Elle se gomme
un peu dans ses peintures récentes mais reste très
vive.
Pour les spécialistes, tous ces cercles et carrés,
ces lignes droites, parallèles ou perpendiculaires à
l’esthétique simple, laissent penser, l’espace
d’un …instant, que l’on est face à un tenant
de l’art géométrique néo-plasticiste
cher à Mondrian. Et ce désir de destruction du figuratif
premier au profit de formes "pures" dans une reconstruction
sans cesse renouvelée de la réalité, laisse
croire que Jean Claude Leprou est un adepte du constructivisme prôné
par Tatline. On s’attend donc à trouver face à
soi un artiste à la rondeur "carrée" et
au rationalisme bien ancré. Il n’en est rien. En fait,
Jean Claude Leprou, dans sa tête comme dans sont art, est
tout sauf "rangé". C’est un instinctif pur,
un "artiste-poête" qui aborde ses peintures sans
dessin préalable et tout juste un croquis sur le bout d’un
bout de papier pour ses sculptures. Sa peinture ne se limite donc
pas, sa sculpture ne se contrôle pas. Si on n’avait
pas peur que ce soit mal interprété, on dirait que
Jean Claude Leprou n’est pas un artiste qui évolue.
Parce qu’évoluer implique une certaine continuité.
Or Leprou innove et renouvelle son art constamment. Tant dans sa
manière de passer, avec une aisance aussi surprenante que
magnifique, de la peinture à la sculpture, du petit format
de quelques kilos au monumental de plusieur tonnes, que dans sa
façon d’aborder une œuvre. En peinture, Leprou
joue des couleurs avec une étonnante facilité. Des
couleurs qu’il pose et superpose d’instinct. Des couleurs
toujours complémentaires, qu’il ne laisse jamais en
paix. Avant qu’elles ne sèchent, il les gratte, les
frotte, les supprime, au gré de ses idées, en fonction
aussi de la matière. Et finalement c’est l’œuvre
qui lui dit quand s’arrêter. Elle dégage alors
d’étonnantes lignes de forces,commes toutes ses sculptures
en possèdent, qu’elles soient en bois directement travaillé
ou faites de pièces de métal assemblées. Alors
l’œuvre de Leprou devient spatiale et aérienne,
sidéral et…sidérante, car elle s’assimile
à un fantastique courant tellurique qui remonterait le visiteur
vers la vibration originelle. Si l’on axcepte que l’artiste
est sur la même "longueur d’onde" que Théo
Van Doesburg, l’un des maître de l’art géométrique,
quand il affirmait "l’art tel que nous le comprenons
n’est ni prolétarien, ni bourgeois. Il n’est
pas non plus déterminé par les circonstances sociales,
il développe au contraire des forces qui conditionnent à
leur tour l’ensemble de la culture". non,décidément
non, l’art de Jean Claude Leprou n’a rien de rationnel.
Et c’est tant mieux
Philippe
LEGLISE
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Jean
claude Leprou : un sculpteur dont le rigorisme verticalo-géométrique
atteint les vertus d’une poésie de lignes.
Et de volumes dont les contrastes s’abstraient en des formes
Qui recherchent la discrétion dans une vigueur contenue.
Qu’importe le matériau employé : qu’il
soit de bois,de métal,et
Qu il s’aventure dans l’essai réussi de la laque,l’œuvre
présente
Le visage épanoui d’une intègre unité
sans faille.
J’aime l’œuvre de cet artiste dont le talent a
la fois créatif et créateur va bien au-delà
de sa trop grande modestie à l’écart des publicités
tapageuses
André
VERDET |

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Site Officiel : http://www.jcleprou.com/
Dossier
artezia ©
M.M.
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